Il arrive un moment où marcher demande plus d’attention.
Un trottoir irrégulier, une fatigue inhabituelle, un genou douloureux… et l’on commence à se demander s’il ne faudrait pas un appui.
La canne ou la béquille ne sont pas des symboles de faiblesse. Ce sont des outils d’adaptation. Bien choisies, elles permettent de continuer à se déplacer en sécurité tout en conservant son autonomie.
Mais comment savoir laquelle est la plus adaptée ?
La canne de marche : un appui léger mais sécurisant
La canne de marche est généralement conseillée lorsque la personne conserve une bonne mobilité globale mais ressent un besoin ponctuel de stabilité.
Elle apporte un troisième point d’appui. Ce simple ajout améliore l’équilibre, réduit la pression sur une articulation douloureuse et rassure lors des déplacements extérieurs.
Une canne est souvent recommandée dans les cas suivants :
Douleurs modérées au genou ou à la hanche
Légère perte d’équilibre
Fatigue à la marche prolongée
Sorties occasionnelles nécessitant un appui
Elle accompagne le mouvement sans l’alourdir. Elle soutient sans immobiliser.
Psychologiquement, elle est aussi plus facile à accepter. Elle s’intègre dans le quotidien sans bouleverser les habitudes.
La béquille : un soutien plus important et plus encadrant
La béquille (ou canne anglaise) intervient lorsque le besoin de décharge est plus marqué.
Contrairement à la canne simple, elle permet de transférer davantage de poids vers les bras. Elle est souvent utilisée en post-opératoire, après une fracture ou dans le cadre d’une pathologie plus invalidante.
La béquille offre un maintien plus structurant. Elle stabilise davantage, mais demande aussi plus d’énergie musculaire au niveau des épaules et des poignets.
C’est pourquoi elle doit être bien réglée et adaptée à la morphologie de l’utilisateur.
L’importance du bon réglage
Un point essentiel est souvent négligé : la hauteur.
Une canne ou une béquille mal réglée peut provoquer des douleurs au dos, aux épaules ou au poignet. L’appui doit se situer naturellement au niveau du poignet lorsque le bras est détendu le long du corps.
Ce détail technique influence directement le confort et la sécurité.
Intérieur ou extérieur : le contexte compte
À domicile, les distances sont courtes. Une canne peut suffire pour circuler entre les pièces.
À l’extérieur, les sols sont moins réguliers. Les trottoirs présentent des irrégularités, des pentes, des obstacles. Dans ce cas, un appui plus sécurisant peut être nécessaire.
Certaines personnes utilisent d’ailleurs une solution mixte : canne à l’intérieur, béquille à l’extérieur.
Anticiper plutôt qu’attendre la chute
Beaucoup attendent une première chute pour s’équiper. C’est une erreur fréquente.
La canne ou la béquille peuvent être envisagées comme des outils de prévention. Elles sécurisent la marche avant que l’équilibre ne devienne réellement problématique.
Se déplacer avec confiance permet de continuer à sortir, à voir du monde, à maintenir une activité régulière.
La mobilité n’est pas qu’une question physique. Elle est aussi sociale et psychologique.
En résumé
La canne de marche convient aux pertes d’équilibre légères ou aux douleurs modérées.
La béquille apporte un soutien plus important lorsque la décharge est nécessaire.
Le bon choix dépend du niveau de stabilité, du contexte de déplacement et du confort recherché.
Adapter son appui, ce n’est pas régresser.
C’est préserver son autonomie.